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Archive for the ‘África’ Category

Mentirosa

Comencé a fabular sobre sentimientos inexistentes sólo por ver su sonrisa, como un relámpago de blancor inesperado, cruzando su sombrío salón en Mohammedia.

Pronto no tuve suficiente con una sonrisa abierta. Y las quise secretas, retorcidas para adentro, con los ojos entrecerrados y la mirada ensombrecida.

Aquellas sonrisas tampoco me complacieron durante mucho tiempo, así que inventé nuevos cumplidos, nuevos sueños, nuevas inexactitudes para provocar sonrisas que apenas arrugaran las esquinas de sus ojos. Sonrisas tan íntimas, tan internas, que sólo una llamita felina se prendiera un instante en sus pupilas negras. Si no las cogías al vuelo, las llamitas se perdían, inesperadas como estrellas fugaces, en las noches templadas de más allá de la frontera.

De tanto fabular, llegó el momento en que no supe lo que era cierto ni dónde le mentía.

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Hambre

Las palabras me transportan hasta los lomos verdosos, relucientes, de los cocodrilos de Yamusukro. A las palmeras salvajes despelusadas de Assinie, las selvas gloriosas de Grand Lahou, el espejeo sucio de la laguna Ebrié, los atascos interminables de Yopougon.

“Agouti”, leo. “Scargots”. Salta a la pantalla de la blackberry un “alloco” que huele a sardinas frescas y cebolla. “Attieké”, suspiro.

El corazón se me hace agua y nostalgia de lo que no conozco. Mi boca revienta de voraz deseo.  

“Agutí”, repito, dejando que la palaba se me hunda en la lengua. “Alocó, achequé”, prosigo. Un roce de papilas gustativas por las esquinas de las eles, un golpe de labio al final de cada palabra. Como un mordisco.  

Los dedos que tocan las teclas saben a pimienta picona y van a la boca con las palabras. Suelto la blackberry para entrar a la cocina, a desmigajar con los dedos húmedos cubitos de avecrem salados. Un gusto casi insoportable me pinza las yemas de los dedos. Quemón y salitroso y adictivo. Como las noches más intensas en los balcones de Riviera.

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PREGUNTA: Nous avons connu David Kato parce qu’il n’avait pas pu venir aux îles Canaries avec vous, et peu de temps après cela il a été assassiné. Nous avons été informé de ce qu’un homme va être emprisonné parcequ’il a envoyé un SMS d’amour à un autre homme au Cameroun, et il y’a un cas similaire au Sénégal avec un journaliste suspecté d’avoir un petit ami. Ici en Occident, les défenseurs des droits Humains des personnes LGBTI en Afrique reçoivent le message selon lequel il y’a des besoins plus importants sur le continent donc la protection des droits des LGBTI n’est pas une priorité. Qu’est ce que vous avez à dire de la?

RESPUESTA: L’assassinat de David Kato est un symbole de cette montée de l’homophobie observée dans certains pays Africains depuis quelques années, il dénote de la complicité des États avec les groupes les plus homophobes qui opèrent dans l’impunité totale, et au dessus des lois, vu que l’enquête sur le décès de David Kato n’a jamais vraiment permis d’élucider ce crime grave. En ce qui concerne Roger Mbede, le jeune étudiant condamné une première fois en Avril 2011 pour avoir envoyé un SMS à un autre homme, ce cas est l’illustration parfaite de l’absurdité de l’article 347 bis qui criminalise les pratiques homosexuelles dans mon pays le Cameroun. Comment peut-on ainsi briser la vie d’un étudiant  pour le simple fait qu’il ait envoyé un message à quelqu’un d’autre? Il est à noter que ce cas comme d’ailleurs tous les cas que j’ai déjà eu à traiter vont à l’encontre de tous les principes généraux du droit,  tels ceux de la séparation des pouvoirs, de légalité, de l’égalité de tous devant la loi, de la hiérarchie des normes, et les règles qui régissent la garde à vue , de procédure pénale, même si l’on admettait que l’article 347 bis  du Code Pénal était légal , force est de constater qu’il réprime L’ACTE SEXUEL d’une personne avec UNE PERSONNE DE SON SEXE  et non avec un SMS ou un téléphone portable !

Le cas de deux autres jeunes, âgés de 19 et 20 ans, condamnés à  la peine maximale de Cinq ans de prison parce qu’ils ont une apparence féminine et qu’ils avaient déclaré avoir bu du Baileys, conclusion pour le juge : c’est une boisson de femme alors ces jeunes sont homosexuels  5 ans de prison pour des jeunes de 19 et 20 ans.

Pour en revenir à Roger Mbede, condamné en première instance à 36 mois de prison fermes pour homosexualité, sa condamnation a été confirmée, et nous donnera l’occasion rêvée pour connaitre la Position de la Cour suprême du Cameroun sur l’applicabilité de l’article 347 bis du Code Pénal. Sa décision s’imposera aux juridictions inférieures sur l’ensemble du territoire.

Le délit d’homosexualité ne cause aucun préjudice, au tiers- au contraire, il fait le bonheur des deux partenaires, – se déroule sans témoin, et dans un lieu protégé par la loi, à savoir le domicile, de sorte que pour l’établir, il faut violer  l’article pénalisant la violation du domicile et  les dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, préambule de notre Constitution !qui protège ainsi très clairement la vie privée de tous !

Notre appartenance commune à l’Humanité nous impose de respecter l’Homme dans toute sa dignité, quelque soit nos différences, pour la seule raison qu’on est des créatures humaines ; c’est pour cela que l’Etat s’est engagé à les assurer à tous et à les PROTEGER ; Nous avons le droit d’exiger cette protection, et le respect de cet engagement pour TOUS.

Ceux qui jouissent paisiblement de leurs droits sexuels ne doivent pas oublier que c’est le résultat de luttes que les générations aînées ont mené, parfois au péril de leur vie ;à leur tour, ils doivent , non pas exclure , mais tout faire pour que tout le monde accèdent  à la plénitude de ces droits fondamentaux.

On ne peut pas ignorer l’importance de la sexualité dans l’épanouissement individuel ni ses implications dans les autres droits fondamentaux tels que le droit à la santé- je pense aux maladies sexuellement transmissibles et notamment au VIH/SIDA dont l’éradication se heurte aux lois répressives telles que l’article 347bis du Code Pénal Camerounais,  mais aussi de toute la stigmatisation et discriminations qui vont avec, excluant  la prise en charge des couches vulnérables parmi lesquelles les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres Hommes ; seuls les ignorants peuvent soutenir que les droits des Minorités sexuelles, qui sont les Droits de l’HOMME, ne sont pas une priorité : c’est au contraire, l’alpha et l’Oméga des préoccupations de tout dirigeant digne de ce nom au 21è siècle !

P: Il y’a eu des progrès, des avancées significatives au Malawi et des régressions en Uganda. Ellen Johnson Sirleaf a délivré un exposé à Tony Blair sur les Droits des LGBTI. Certaines personnes en Afrique pensent que l’homosexualité n’a jamais existé en Afrique et qu’elle détruit les pays Africains plus que la corruption la mauvaise gouvernance et d’autres maux. Quels types de développements et de perspectives voyez vous en Afrique cette année concernant les droits des LGBTI?

R: Il faut avouer que les perspectives sont vraiment sombres quant aux droits des LGBTI cette année. Il est vrai la présidente Joyce Banda du Malawi a montré beaucoup de courage en abrogeant cette loi homophobe qui avait mis son pays sous les feux de l’actualité en 2007, mais vous l’avez noté, l’offensive anti-gay est de retour en Ouganda, au Cameroun il y a plusieurs condamnations pour homosexualité, Le 25 Décembre dernier, l’archevêque de Yaoundé, Monsieur TONYE BAKOT,  le même qui a été à l’origine de la plus grosse dérive médiatique  dans l’histoire du journalisme, avec le scandale du »TOP 5O en publiant, en 2005-2006 , les noms des personnalités présumées homosexuelles au Cameroun, vient de récidiver en appelant tout le monde à se tenir débout pour combattre l’homosexualité qu’il a qualifié de crime contre la famille et de l’humanité dans son homélie du 25 Décembre 2012 , donnant ainsi un permis de violence et d’agression parfois mortelle contre les homosexuels supposés ou vrais, du Cameroun !

Je suis moi même victime de menaces et d’insultes par sms et emails en ce moment même, à cause de mon travail de défense des homosexuels. Les plaintes que j’ai déposées dans ce sens nous permettront d’évaluer la volonté des autorités des respecter les engagements qui sont les leurs, ne serait ce qu’à ce niveau où ils ont l’obligation d’assurer le sécurité des personnes et des biens, et , en l’occurrence, celle des défenseurs des droits de l’HOMME

Le Cameroun devra évoluer dans ce domaine du respect de ses engagements internationaux, ayant choisi de prévoir dans sa Constitution, la primauté sur sa Constitution, des engagements internationaux résultant des traites, conventions et autres instruments internationaux dûment signés et ratifiés par lui

Le combat pour le développement de notre pays se fera avec les Homosexuels, ou ne se fera pas, c’est aussi simple que cela

P: Nous avons vu le travail de Zanele Muholi sur les lesbiennes en Afrique du Sud et nous avons eu les échos des viols punitifs dans les townships. Mais nous savons aussi que les lesbiennes sont plus tolérées dans certains pays comme la Côte d’Ivoire. Comment expliquez-vous cela? Les lesbiennes sont supposées être moins visibles ici en Occident, les gays le sont plus. L’Afrique est constituée de 55 pays et il ne faut pas généraliser, mais que pouvez-vous dire sur les lesbiennes en Afrique?

 R: L‘exemple de l’Afrique du Sud est très patent, un pays où les lois sont le plus évoluées au monde mais où subsiste une homophobie des plus violentes. Il est à déplorer que les autorités Sud Africaines ne prennent pas de mesures fermes pour protéger les lesbiennes qui sont victimes comme vous l’avez dit, à des viols correctifs et même à des assassinat comme ce fut le cas de Noxolo Nogwaza une activiste Lesbienne Sud Africaine violée puis assassinée par des assaillants en Avril 2011 et dont l’enquête piétine jusqu’à ce jour. Sur la visibilité, l’expérience Camerounaise le montre, les lesbiennes sont très peu visibles elles s’engagent moins, au Cameroun tout de même deux femmes sont poursuivies par la justice et passible de condamnation à cause de leur orientation sexuelle. J’ai dû les exfiltrer de la ville dans laquelle elles vivaient à cause des violences qu’elles subissaient, à ce jour elles ne sont toujours pas tirées d’affaire et même  dans la ville où je les ai « cachées », elles subissent toujours des violences de la part de leurs proches et de leur entourage. En un mot, les lesbiennes ici au Cameroun, sont moins victimes d’arrestation, mais elles ne mènent pas non plus une existence enviable, loin de là !.

P: Le New Yorker vous a nommé parmi les 8  personnalités Africains les plus influentes en 2012, juste après Joyce Banda et  David Gitonga. Comment vous sentez vous? Pensez-vous être suffisamment soutenue par les médias et les personnes en occident dans votre lutte pour les Droits des LGBTI?

R: Je suis toujours honorée lorsque mon travail est reconnu comme c’est le cas avec le palmarès du New Yorker, et il faut dire que cela constitue un motif supplémentaire d’engagement , de détermination et de dévouement pour cette cause noble, mais si difficile dans un environnement de non droit ! Surtout lorsque dans mon propre pays je n’ai que insultes, mépris et menaces. Je me sens bien évidemment soutenue par les médias occidentaux qui s’intéressent à mon travail et qui le relaient, et favorisent sa visibilité.

Il y a parmi mes soutiens, des religieux de haut niveau, des traditionalistes, des africanistes, qui partagent nos valeurs de tolérance et de respect de chaque créature, désapprouvant  et rejetant, pour s’en désolidariser, d’autres religieux, traditionalistes,  et autres  africanistes extrémistes

Je reçois aussi des messages de personnes qui m’encouragent beaucoup à travers mon site internet personnel http://www.alicenkom.com,

Je pense que ce soutien est un vrai dopant qui me donne la force d’avancer et de continuer cette mission ô combien difficile dans un environnement  hostile et violent comme c’est le cas au Cameroun

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Colette

Se cepilló su fleco rubio con precisión y observó en el espejo lo bien que le sentaba su vestido turquesa, a juego con sus ojos, sin manga y elegantemente cortado por encima de sus blancas rodillas. Acarició el gancho de la percha, satisfecha. Estaba segura de que ése era el día: esa noche conocería a su padre de la independencia africana.

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La otra Lemona

Laurent me contó que Lemona se casó con Jude en su ciudad de origen, Benin City. Ella era una secretaria hija de campesinos, empleada en una pequeña empresa manufacturera. Él, un carpintero habilidoso, flacucho y sociable. Jude la preñó, como las lluvias de otoño a las nubes que se encaraman en los rascacielos de Lagos.

Desesperado, cruzó el continente hasta salirse de él por Canarias y recaló en Vecindario, donde consiguió trabajo, papeles legales y una hipoteca. Laurent y él se cruzaron en el momento en que Jude necesitaba alquilar una habitación para hacer frente a las exigencias de su banco y Laurent necesitaba un techo estable sobre su cabeza. Tras quince meses de convivencia, a Jude se le reventó el corazón sobre el suelo recién pagado de su salón. Acababa de solicitar la reagrupación familiar.

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Mis suegros se llaman Pierre y Antony y viven en un pueblito denominado Divo, en una zona selvática al noroeste de Abiyán. Él es un pedagogo retirado, adscrito a la escuela didáctica de mi madre, también conocida como la de la alpargata justiciera. O eso me dice el Hombre, que me asegura que, cada anochecida, hacía los deberes en una mesita en el patio de su casa, bajo la supervisión de su padre, sin levantar la cabeza rizada del libro por temor al castigo.

Cuando me habla de su infancia, siempre me imagino una casa con un patio de tierra roja, luces como focos taladrando la oscuridad y un ocaso pesado bajo el zumbido de miles de insectos. También imagino que las piernas del Hombre, flacuchas y llenas de moretones y mataduras de campo de fútbol, no llegaban al piso y colgaban, todavía con sus botas de tacos amarradas, de una silla enorme. Que bajaba sus grandes ojos dulces para que su padre no le preguntara nada, sabedor de que el entonces maestro metía la letra con sangre en las cabezas de sus cinco hijos cuando fallaban otros métodos.

Ahora Pierre está retirado. De vez en cuando hablamos por teléfono y, cuando mi francés decalé y coupé se convierte en una barrera, cambiamos a un inglés dudoso. Por eso, el Hombre le envió un libro para que aprenda español, que el viejo profesor se está tomando tan en serio como su papel de intelectual en su pueblo y la representación de la familia en funerales.

Antony es ama de casa, como mi madre. Una mujer que habla poco y se ríe mucho, como tímida, por teléfono. Creo que para el Hombre es más sagrada que Drogba y Buenafuente juntos. Que si Antony me pusiera un pero chiquitito, él me botaría por la borda de su vida sin remordimientos ni dudas.

Esa mujer lleva con mano firme el timón de un barco donde ya hay tres hijas, dos hijos, una hijastra, varios familiares políticos y unos cuantos nietos y también tiene tiempo para su libro de español, que el Hombre está repartiendo entre todos sus parientes cercanos con vistas a una futura visita. Y no sé por qué, sólo de imaginarla al otro lado de la línea, con su suave risa de incomprensión viajando hacia mí, intuyo que Antony está hecha de la misma madera que mi madre. Que tiene aspecto dulce y entrañas de hormigón armado. Que ni las animadoras del Granca, en plan dominatrix y haciendo restallar sus látigos en el aire, la acobardarían. Y que, pese a lo que diga el Hombre y como mi madre, ella es la que lleva los pantalones en casa y la que le toma la lección a Pierre en la intimidad.

A veces, me gusta imaginarnos a los dos.

Yo, de niña, en verano, con el libro Santillana y a la vera de mi madre, a ratos roncando y a ratos haciendo pender sobre mi cabeza una mirada fulminante. Él, de niño, en verano, repasando cuentas con su padre al lado, armado con una regla gigantesca.

A veces, me gusta imaginar que nos recompensaron con una sonrisa orgullosa o nos largaron un alpargatazo al mismo tiempo, aunque en latitudes, países y colores diferentes. Que compartimos un breve momento de gloria o terror en nuestra niñez.

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Y a mí que la campaña Stop Kony me recuerda a la de Avaaz, el año pasado, para pedir a las chocolateras occidentales que no compraran cacao a Costa de Marfil durante la crisis postelectoral. O sea, o terriblemente mal informada o intencionadamente errónea :(

En cualquier caso, imperdonable para activistas u ONG en los que se supone que confías para que te informen verazmente y te den opciones de movilización justa.

Me “separé” de Avaaz tras su campaña del cacao marfileño. No he visto el vídeo de IC sobre Kony.

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